De qui parle-t-on ?

 
Les professionnels de la santé: de qui parle-t-on?

Toute personne qui offre des services de santé physique ou psychologique, une thérapie, un soutien émotif ou psychosocial. Ces professionnels peuvent avoir une formation reconnue ou non et être membres ou non d'une association ou d'un ordre professionnel, par exemple:

    • un médecin de famille, un psychiatre, un médecin spécialiste;
    • un psychologue, un psychothérapeute;
    • un infirmier;
    • un préposé aux bénéficiaires;
    • un intervenant social, par exemple un éducateur, un travailleur social;
    • un massothérapeute, un acupuncteur;
    • un chiropraticien;
    • un enseignant ou un superviseur de stage qui forme les futurs professionnels de la santé.

Combien de personnes sont touchées par ce problème?

  • Considérant qu'un professionnel de la santé sur dix affirme avoir eu des contacts sexuels avec une cliente ou un client;
  • Considérant le grand nombre de professionnels de la santé qui pratiquent au Québec (pensons aux 19 000 médecins omnipraticiens et spécialistes, 68 750 infirmiers et infirmières, 8 000 psychologues);
  • Considérant que 80 % des professionnels fautifs agresseront plus d'une cliente.

On peut penser que le nombre de victimes est important. Il s'agit d'un problème majeur qui concerne toute la société.

 
Qui sont les victimes?

Principalement des femmes

Entre 80 % et 90 % des victimes sont des femmes.

Aussi des hommes victimes

Entre 10 % et 20 % des victimes sont de sexe masculin. On connaît peu la réalité des victimes masculines parce qu'il y a peu d'études faites sur ce sujet.

Si l'on se réfère à l'ensemble des agressions sexuelles, on peut penser que les victimes masculines de professionnels de la santé sont surtout des mineurs et que la plupart des agresseurs sont des hommes hétérosexuels.

 
Il y a des femmes encore plus en danger!

Les femmes ayant un handicap physique ou une déficience intellectuelle: elles risquent deux fois plus que les autres femmes d'être agressées sexuellement. Le tiers des agressions qu'elles subissent sont commises par les personnes qui leur fournissent des soins de santé et des soins de base.

Les femmes ayant des problèmes de santé mentale, vivant en institution ou recevant des soins à domicile: elles sont souvent isolées, captives et dépendantes des soignants et ont moins de moyens de se défendre.

Les femmes autochtones: la destruction de la structure sociale et des modes de vie des Autochtones a fait monter en flèche les problèmes sociaux dans leurs communautés. L'acculturation, l'isolement social et la conjugaison de plusieurs problèmes rendent les femmes et les enfants plus vulnérables aux agressions sexuelles de tout genre, y compris celles commises par des professionnels de la santé.

Les immigrantes et les femmes de diverses communautés ethnoculturelles: le racisme, les barrières linguistiques et culturelles ainsi que la coupure avec leurs réseaux sociaux d'origine les isolent. L'isolement favorise les agressions de toutes sortes.

Les lesbiennes: elles sont souvent considérées, à tort, comme «déviantes sexuelles». Les professionnels de la santé peuvent utiliser le prétexte de les «guérir» de leur «supposée maladie» pour avoir des contacts sexuels qui sont, de fait, une agression sexuelle.

Les femmes criminalisées, sans abri et les prostituées: elles sont trop souvent marginalisées et brutalisées. À cause du peu de considération qu'on leur porte et de l'exclusion dont elles sont victimes, ces femmes sont davantage exposées aux violences sexuelles.

 
Qui sont les agresseurs ?

Principalement des hommes

Entre 80 % et 93 % des professionnels qui agressent sexuellement les clientes et clients sont des hommes. Aucune profession ni aucune approche thérapeutique ne sont à l'abri de ce problème. Le prestige et la notoriété d'un professionnel ne sont pas une garantie de bonne conduite.

 
Votre perception peut être un signal

Si une parole ou un geste vous rendent inconfortable, dites-le au professionnel. Celui-ci devrait cesser ses comportements, même s'il n'avait aucune intention sexuelle. Si le professionnel ne veut pas en parler, réagit mal ou ne modifie pas ses attitudes, vous avez sans doute raison de vous inquiéter. Pensez sérieusement à couper tout contact afin d'éviter d'être manipulée et agressée.
 

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Toutes les pages de cet onglet sont tirées du guide d'information de l'Association Plaidoyer-Victimes (AQPV) Les rapprochements sexuels entre un professionnel de la santé et un ou une cliente.

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